Un nouveau fournisseur propose un prix intéressant, un prestataire demande un acompte, un site vend du matériel professionnel moins cher qu’ailleurs. Avant de payer, une question simple : cette entreprise existe-t-elle vraiment, et est-elle bien celle qu’elle prétend être ?
En France, les informations essentielles sur une entreprise sont publiques et gratuites. Sept vérifications, faites dans l’ordre, suffisent à écarter la plupart des mauvaises surprises : une société qui n’existe pas, qui a fermé, qui est en liquidation, ou qui usurpe le nom d’une autre. Ce guide les détaille, avec la source officielle de chacune.
Les règles citées viennent de service-public.fr, consulté le 13 octobre 2026.
Ce que vous allez apprendre
- Où trouver le SIREN d’une entreprise et pourquoi tout commence par lui
- Les sept vérifications gratuites, dans l’ordre
- Les signaux qui doivent vous faire ralentir
- Comment faire ces contrôles sur des dizaines d’entreprises
- Ce que ces vérifications ne disent pas
Pourquoi tout commence par le SIREN
Le nom commercial d’une entreprise peut être copié, son logo aussi. Son SIREN, le numéro à 9 chiffres attribué par l’INSEE, est unique : c’est lui qui permet de vérifier, sans ambiguïté, de quelle entreprise on parle. Deux sociétés peuvent avoir des noms très proches ; jamais le même SIREN.
Vérification 1 : l’entreprise affiche-t-elle ses mentions obligatoires ?
Un site professionnel doit publier ses mentions légales. Selon service-public.fr, une société doit notamment indiquer sa dénomination, sa forme juridique, l’adresse de son siège, le montant de son capital, son numéro d’immatriculation au RCS ou son SIREN, son numéro de TVA et l’identité de l’hébergeur du site.
Une facture professionnelle doit, elle aussi, porter le SIREN et le numéro de TVA : voir les mentions obligatoires sur une facture.
Un site sans mentions légales, ou avec des mentions incomplètes, n’est pas forcément une arnaque. Mais c’est un premier signal, et sans SIREN, vous ne pourrez pas faire les vérifications suivantes. Demandez-le.
Vérification 2 : le SIREN existe-t-il, et à quel nom ?
Cherchez le SIREN sur l’Annuaire des Entreprises, le service de l’État qui rassemble les informations publiques sur les entreprises. Vérifiez que la dénomination affichée est bien celle de votre interlocuteur. Un escroc peut emprunter le SIREN d’une vraie société : si le nom, l’adresse ou l’activité ne correspondent pas, arrêtez-vous.
Si vous n’avez que le nom, voir comment trouver le SIREN ou le SIRET d’une entreprise.
Vérification 3 : l’entreprise est-elle toujours active ?
La fiche indique si l’entreprise est active ou cessée, avec une date. Une entreprise cessée ne devrait plus facturer. Attention aux établissements : une société active peut avoir fermé l’établissement dont l’adresse figure sur la facture. Pour aller plus loin, voir vérifier qu’une entreprise française est toujours active.
Vérification 4 : le siège correspond-il à l’adresse annoncée ?
Comparez l’adresse du siège dans le registre avec celle du site, du devis et de la facture. Une différence n’est pas toujours suspecte (un établissement secondaire, un déménagement récent), mais elle mérite une question. Une adresse de domiciliation partagée par de nombreuses sociétés est courante et légale ; elle ne dit simplement rien de l’activité réelle.
Vérification 5 : le numéro de TVA est-il valide ?
Le numéro de TVA intracommunautaire se vérifie gratuitement sur VIES, le service de la Commission européenne. Pour une entreprise française, il se déduit du SIREN : un numéro de TVA qui ne correspond pas au SIREN de la facture est un signal fort. Voir vérifier un numéro de TVA avec VIES, et pourquoi vérifier aussi le SIREN.
Vérification 6 : une procédure collective est-elle ouverte ?
Une entreprise en redressement ou en liquidation judiciaire peut continuer à vous démarcher. Selon service-public.fr, les procédures collectives sont publiées au BODACC, et visibles dans l’onglet « Annonces et observations » de l’Annuaire des Entreprises. Avant de verser un acompte, c’est la vérification à ne pas oublier : voir comment savoir si une entreprise est en liquidation judiciaire.
Vérification 7 : le paiement va-t-il au bon endroit ?
L’entreprise peut être parfaitement réelle et le RIB, lui, frauduleux : c’est le principe de la fraude au faux fournisseur. Si les coordonnées bancaires sont nouvelles ou ont changé, confirmez-les par téléphone, sur un numéro que vous connaissez déjà. Voir fraude au faux fournisseur et au changement de RIB.
Les signaux qui doivent vous faire ralentir
Aucun de ces signaux ne prouve une fraude, mais chacun justifie une question de plus :
- l’entreprise a été créée il y a quelques semaines et demande un acompte important ;
- la dénomination au registre diffère du nom sur le site ou la facture ;
- l’activité déclarée (code APE) n’a rien à voir avec ce qui vous est vendu ;
- le compte bancaire est dans un autre pays que l’entreprise, sans explication ;
- on vous presse de payer « aujourd’hui ».
Faire ces vérifications sur des dizaines d’entreprises
Pour une entreprise, ces sept contrôles prennent quelques minutes. Pour un service achats qui référence des fournisseurs chaque semaine, ou une place de marché qui accueille des vendeurs professionnels, ils deviennent une charge, et c’est là qu’ils sautent.
Fuentio fait les vérifications 2, 3, 4 et 6 pour vous, dans les registres officiels, avec la source et la date sur chaque réponse :
- la vérification gratuite contrôle une entreprise par SIREN, SIRET, numéro de TVA ou nom (3 vérifications par jour, sans compte) ;
- la vérification de liste gratuite contrôle jusqu’à 20 entreprises d’un coup, avec les annonces de procédure collective du BODACC, et un fichier CSV ;
- l’API intègre ces contrôles à votre outil : une clé gratuite donne 100 unités par mois ; pour un agent IA, connectez Fuentio en MCP.
Voyez ce que nous couvrons en France et en Espagne.
Limites. Ces vérifications montrent qu’une entreprise existe, son statut, son siège et ses procédures collectives publiées ; elles ne disent rien de la qualité de ses produits, de sa santé financière ou de sa capacité à livrer. Fuentio n’évalue pas la fiabilité commerciale ni la solvabilité d’une entreprise, et ne vérifie pas les coordonnées bancaires. Les règles citées viennent de service-public.fr, consulté le 13 octobre 2026 ; ce guide n’est pas un conseil juridique.
Questions fréquentes
Comment vérifier qu’une entreprise existe vraiment ?
Demandez son SIREN, puis cherchez-le sur l’Annuaire des Entreprises : vérifiez que la dénomination, le siège et le statut correspondent à ce qu’on vous a annoncé.
Une entreprise sans mentions légales est-elle une arnaque ?
Pas forcément, mais un site professionnel doit les publier. Leur absence est un signal : demandez le SIREN avant de payer.
Comment savoir si une entreprise a des difficultés ?
Regardez si une procédure collective est publiée au BODACC ou dans l’onglet « Annonces et observations » de l’Annuaire des Entreprises. Ces sources ne disent rien des difficultés qui n’ont pas encore donné lieu à un jugement.
Une entreprise récente est-elle moins fiable ?
Pas en soi : toutes les entreprises ont été récentes un jour. Mais une création très récente associée à un gros acompte justifie des vérifications supplémentaires.
Sources
- Service-public.fr, faire du commerce en ligne : les mentions obligatoires (consulté le 13 octobre 2026) : entreprendre.service-public.gouv.fr
- Service-public.fr, savoir si une entreprise fait l’objet d’une procédure collective (consulté le 13 octobre 2026) : entreprendre.service-public.gouv.fr
- Service-public.fr, numéro SIREN et SIRET : entreprendre.service-public.gouv.fr
- Annuaire des Entreprises : annuaire-entreprises.data.gouv.fr
- Commission européenne, VIES : ec.europa.eu/taxation_customs/vies
